Los Versos del Capitán

Photographie : Nadège Renard
» Les vers du capitaine, qui semblent l’œuvre d’un forban inspiré, ont d’abord été publiés anonymement – pour préserver le secret de la relation amoureuse, dira Neruda – avant, eux aussi, de chanter dans toutes les mémoires du Chili, d’Amérique et d’Espagne.
Généreuse, sensuelle, éblouie, passionnée est la poésie de Pablo Neruda. Militante également, si l’on accorde à ce terme son poids de révolte, de fraternité, d’utopies partagées. La parole de Neruda, c’est d’abord un élan, une houle de mots qui font sens et font chant. Cela touche au cœur et au corps avant de monter à la tête. L’écriture ici, même quand elle se nourrit des tourments du monde, est une fête, un plaisir, une jouissance. «

Pablo Neruda
| LES VERS DU CAPITAINE suivi de LA CENTAINE D’AMOUR [1984], trad. de l’espagnol par André Bonhomme, Claude Couffon et Jean Marcenac , 248 pages, 140 x 205 mm. Collection Du monde entier, Gallimard -poes. ISBN 2070701018. 22,50 € |
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Résumé
« En 1952, le peintre Paolo Ricci publiait à Naples, tiré à cinquante exemplaires sur grand papier et orné de gravures dont les motifs étaient empruntés aux vases de Pompéi, un livre anonyme intitulé Les vers du Capitaine. Ces poèmes sans nom d’auteur chantaient un amour nouveau., tout de feu sensuel et d’éblouissement, d’enthousiasmes et de déchirements, de passion où la jalousie embrasait souvent la confiance fervente. L’homme qui vivait ce tempétueux bonheur était en fait un exilé qui affirmait en lui des forces vives pour poursuivre son combat politique.
Ce poète, on le sut plus tard, n’était autre que Pablo Neruda ; l’élue : une jeune « Chilienne du Sud », Mathilde Urrutia, rencontrée quelques mois auparavant, et avec laquelle l’auteur du Chant général venait de passer une période de vie clandestine à Capri, dans une maison prêtée par un ami.
Mathilde, qui devait partager les joies et les luttes de Pablo Neruda jusqu’à sa mort, nimba d’un éblouissant scintillement son œuvre érotique. En 1959, renouvelant avec talent l’un des genres les plus anciens de la poésie amoureuse, Neruda consacrait à Mathilde l’un de ses chefs-d’œuvre : La centaine d’amour. »
Claude Couffon. |

Éditions Gallimard
VINGT POÈMES D’AMOUR ET UNE CHANSON DÉSESPÉRÉE
suivi de LES VERS DU CAPITAINE [1998], trad. de l’espagnol par Claude Couffon et Christian Rinderknecht.
Édition bilingue, 336 pages sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Poésie/Gallimard (No 320), Gallimard
ISBN 9782070404216.